mercredi, septembre 30, 2009

Ça se passe par là maintenant : Une fille louche


Bonne continuation à nous.

mardi, septembre 29, 2009





Bleh. Je me sens dans un état de végétation intense, ce qui n'empêche en rien, mais plutôt stimule, la haine viscérale que j'entretiens à intermittences pour mon moi-même.
Maudit sois-tu, rhume. Maudits soyez-vous, hommes qui me font perdre mes repères. Et maudit sois-je, femme qui redevient jeune fille de seize ans aux tendances à l'invisibilité irritante et à la niaiserie populaire facile.

Je suis iiiiiiiidiote. Oui. C'est mon nouveau refrain. À apprendre par coeur. Pour une idiote c'est pas si compliqué.
Cet automne sera synonyme de chapeaux. J'en mettrai plein. Les trois ou quatre que je possède. Je développerai cette habitude de toujours couvrir ma tête, de ne jamais la laisser nue. Je n'aurai plus peur. Plus peur de mon idiotie.





dimanche, septembre 20, 2009

J'avais oublié que :


  • grimper aux arbres procure un plaisir FOU;
  • le trafic suscite des comportements louches chez bien des gens;
  • je ne voulais pas d'enfants (merci au détestable petit garçon de cinq ans qui a bien voulu me le rappeler ainsi qu'au livre Il faut qu'on parle de Kevin, de Lionel Shriver);
  • être malade sans raison (donc sans alcool) et au mauvais moment se peut;
  • écrire bien, c'est si difficile;
  • avoir seize ans, c'était palpitant la plupart du temps (je pense ici à la série (k) de Sophie Bienvenu qui me tient en haleine comme jamais);
  • tu es beau.


C'est bien, non?

vendredi, septembre 11, 2009






Je partage ici une de mes naïves et puériles suppositions : je croyais qu'à mon âge, on ne perdait plus ses amis. Je pensais que, dépassé le cap des 20 ans disons, tous les gens qui vous avaient suivi jusque là continueraient de le faire pour l'éternité. Parce que je me disais qu'avec la maturité, l'expérience et plein de trucs qu'on acquiert avec les années, il n'y avait plus de conflit qui puisse être fatal à un lien d'amitié. Ou d'obstacle, ou d'épreuve. Là pourtant, je perds des amis, je le sens. Ils tombent comme des mouches. Ou comme des choses qui tombent, tout simplement. Et s'évaporent.

Je suis consciente que la vie sépare bien des chemins, que le temps, la disponibilité, la distance et plusieurs autres facteurs peuvent éloigner des individus. Et je connais le principe des amis «de passage». Mais moi je n'efface personne. Et je ne veux pas me répéter que c'était bien plaisant le temps que ça a duré, que maintenant il faut passer à autre chose. Quand on m'ignore ou qu'on me met de côté, je me mets à me traiter de out. Ordinairement, je me fous pas mal d'être in ou non. Ce sont mes amis qui me font lever, c'est à cause d'eux si des fois je suis drôle, grâce à eux que je me fais de nouveaux amis.

Je ne suis pas fâchée contre ceux et celles qui me tournent le dos, volontairement ou pas. Je suis juste déçue. Triste à en pleurer. Mais pas fâchée.









mardi, septembre 08, 2009





Tomber peut faire perdre de l'assurance. En fait, tomber engloutit l'assurance. Et je parle de tomber au sens propre. Depuis ma chute en mai, je visualise au moins cent fois par jour que je vais me péter la gueule à quelque part. Quelques marches innocentes. Chaîne de trottoir insignifiante. Monter dans un vulgaire autobus. En descendre. À chaque fois, je me dis que je vais - et je me vois - tomber. Je sens le vide, l'absence de sol pour recueillir mon pied. Je sens ma cheville se tordre. Elles finissent par passer, ces visions. Je n'ai qu'à m'arrêter, fermer les yeux, chasser l'image, rouvrir les yeux, et prendre mon temps. Chacun de mes pas devant un obstacle est calculé. Je m'applique avec soin. Puis j'accélère ma démarche, je reprends ma route.

J'ai déjà connu la discipline. Celle qui me faisait faire des redressements assis, des pompes et une série d'étirements tous les matins, du lundi au vendredi (je me donnais congé la fin de semaine). Celle qui me faisait bannir de mon alimentation toute nourriture communément appelée «cochonnerie», ou presque, et qui ne m'en permettait que très peu souvent (genre aux Fêtes ou aux anniversaires). Celle qui me faisait rendre tous mes devoirs et travaux à temps. Celle qui me faisait laver mes cheveux à tous les jours, pour qu'ils soient plus beaux et plus faciles à coiffer. Celle qui me faisait arriver toujours à l'heure, et même à l'avance, des fois trop. Maintenant je ne me fais plus chier avec tout ça. Je me dis parfois que je devrais peut-être trouver un juste milieu. Je me dis aussi que c'est au tour des autres d'attendre.

Tout à l'heure, l'air avait la même odeur que celle des soirées qui précédaient l'automne et qui entouraient mes rentrées scolaires alors que j'étais au primaire. L'air en avait la même fraîcheur. Mes amies et moi étions toujours dans notre «mode été», et nous profitions de la charge légère de devoirs que nous donnaient nos enseignantes au début de l'année pour jouer dehors jusqu'à la noirceur, ou jusqu'à ce que nos parents nous rapatrient dans nos maisons respectives, parce qu'il y avait quand même classe le lendemain. Il fallait bien que quelqu'un soit sage. L'air sentait celui qui a bercé les petites filles de mon enfance, et qui les a regardées jouer à la cachette ou au chat glacé. Et les feuilles vont tomber bientôt. Ce sera magique.

Les trois paragraphes précédents n'ont aucun lien entre eux, mis à part le fait qu'ils émergent d'idées qui m'ont traversé l'esprit aujourd'hui.













vendredi, septembre 04, 2009





C'est une belle leçon d'humilité.
Je ne suis pas irrésistible.


--> Se répéter ces 2 phrases 5 à 10 fois par jour, tout en ingérant les portions quotidiennes recommandées de fruits et de légumes, pourquoi pas.







samedi, août 29, 2009

On en revient, vraiment. On en revient, des frayeurs, des déceptions, des coups de foudre, des humiliations, des jours gris, des modes, du cheveu dans sa soupe, de l'insecte dans sa salade, des fous rires, des bars, des vieux pervers, des malaises, de toi, de l'autre, de lui, du soleil, de la chaleur, de la pluie, du froid, de la vie, de la drogue, de vieillir, des devoirs, des jobs poches, des mauvais amis, des parents embarrassants, des bad hair days, des profs nuls, de l'amour, de l'acné, des heures trop longues, de la bêtise, de l'argent, des couples, des erreurs, de la jalousie, des disputes, des malentendus, des mots, des non-dits, des silences, des airs bourrus, des crises, des absences, de l'ennui, de la distance, des peurs d'enfants, des chiffres, des médicaments, des évaluations, des entrevues, des idoles, des rencontres, des rumeurs, du sexe, des ruptures, des tromperies, de la fidélité, des garçons, des formes, des différences, du temps, des larmes, des souvenirs, des endroits, du passé, des entorses, des coups de vent, des douleurs, du mouvement, des rejets, de l'isolement, de la solitude, de l'entourage, des choix, des méchants, de la bourgeoisie, des potins, des mélodies, des faux pas, des gâteries, des moments de gloire, des instants qui ne durent pas, des exploits, de la mort.
On en revient, de tout ça, vraiment. Avec le temps. Foutu temps.

mercredi, août 19, 2009





Message à mon amie



Voici ce que j'aurais confié à son répondeur si son fiancé n'avait pas répondu pour me dire qu'elle n'y était pas :

«Salut, c'est Sylvianne. Alors voilà, je voulais juste provoquer une occasion d'entendre la grande nouvelle de ta voix. Parce que c'est ben beau l'apprendre par les autres, c'est pas vraiment la même affaire, hen. Donc c'est ça, j'attends que tu me le dises, maintenant. Oui je sais, les enfants moi ça me rend mal à l'aise et c'est pas dans mes plans, mais je te jure que je vais être contente pour toi. Je suis capable d'être heureuse pour toi. Appelle-moi.»





mardi, août 18, 2009







J'ai envie de vivre l'orage. Pleinement l'orage. Je veux sentir l'humidité éclater une bonne fois pour toutes, sentir la chaleur presser ma peau, serrer mes os. Puis la pluie, partout. J'ai le goût de boire la nuit, de ne plus parler, d'étendre les bras, d'agiter mes doigts. Je pense à étirer mes jambes et à saisir l'éclair, le dernier. J'ai envie de montrer au tonnerre ce que ça devient ici-bas quand il crie et que la peur nous prend.







mercredi, août 12, 2009

J'ai pris du soleil. Ai ressorti ma toile, dans l'espoir de terminer mon collage débuté l'automne dernier. Je me suis remise à marcher, marcher, et je réussis à ne pas trop ressasser les mêmes idées. Je vois des gens, m'entoure, je ris, je ne fais pas semblant. Je revois mes objectifs, redéfinis mes plans de vie: je veux être groupie, comme Kate Hudson dans Almost Famous. Voyager, accompagner en tournée un groupe uniquement composé d'hommes et idéalement coucher avec le plus beau d'entre eux. Je parviens à renouer avec la musique, je retrouve des goûts que j'avais mis de côté. Arcade Fire. Le lait au chocolat. C'est peut-être ce breuvage qui me manquait pour être heureuse.

Et Arcade Fire, voilà, leur chanson Neighborhood #1 (Tunnels), parce que ça dit tout:

And if the snow buries my,
my neighborhood.
And if my parents are crying
then I’ll dig a tunnel
from my window to yours,
yeah a tunnel from my window to yours.
You climb out the chimney
and meet me in the middle,
the middle of town.
And since there’s no one else around,
we let our hair grow long
and forget all we used to know,
then our skin gets thicker
from living out in the snow.

You change all the lead
sleepin’ in my head,
as the day grows dim
I hear you sing a golden hymn.

Then we tried to name our babies,
but we forgot all the names that,
the names we used to know.
But sometimes, we remember our bedrooms,
and our parent’s bedrooms,
and the bedrooms of our friends.
Then we think of our parents,
well what ever happened to them?!

You change all the lead
sleepin’ in my head to gold,
as the day grows dim,
I hear you sing a golden hymn,
the song I’ve been trying to say.

Purify the colors, purify my mind.
Purify the colors, purify my mind,
and spread the ashes of the colors
over this heart of mine!





mardi, août 04, 2009





C'était hier. Je sortais de l'hôpital après m'être présentée pour ma prise de sang hebdomadaire. Je me dirigeais tranquillement vers le terminus Beauport et je souriais au soleil tout en me félicitant de ne pas m'être évanouie devant l'aiguille (ça m'arrivait, jadis). Je vis une petite dame d'environ cinquante ans marcher dans ma direction. Déjà, son allure m'a fait sourire: elle avait de grands verres fumés et portait un chapeau loufoque et un chandail zébré noir et vert déteint. De sa voix joviale, elle m'apostropha:

- Vous allez dîner?

Je me suis dit que nous devions sûrement avoir été de grandes amies dans une autre vie, alors je lui répondis sur le même ton:

- Non, je vais travailler!

- À quelle place vous travaillez?

En fin de compte, nous ne nous connaissions pas tant que ça dans cette autre vie...

- Dans une librairie.

La dame hocha la tête de façon exagérée.

- Aaaaahh... Vous êtes une grande écrivaine!

- ... On essaye!

Parce que tout le monde sait que les grands écrivains travaillent tous dans une librairie! N'empêche, elle était bien tombée, la p'tite dame. J'ai de ces aspirations dans'vie, moi...!






samedi, août 01, 2009





Il arrive parfois, quand je rends visite à ma soeur, que je reste à coucher, même si chez elle - mon ancien chez moi - c'est tout de même près d'où se trouve mon espace actuel. Je passe alors la nuit dans mon ancienne chambre - notre ancienne chambre. Et ça me fait penser: je suis tellement loin de la fille que j'étais lorsque nous remontions, main dans la main, l'interminable 46e rue pour rejoindre cette pièce qui n'appartenait qu'à nous. Maintenant, cette chambre reçoit quiconque est de passage chez mon aînée. Nos parents. Notre frère et sa copine. Des amis. C'est bizarre, quand même. Des murs pour tout le monde. Avant je ne les partageais qu'avec toi. Si tu n'y étais pas, il y avait Gustave l'ours dandy pour te remplacer, Gustave que je prenais dans mes bras pour m'assoupir, Gustave que je plaçais sur mon ventre, son visage au creux de mon cou. Il a quitté la chambre en même temps que toi, n'y a jamais remis les pattes et désormais, Gustave se contente de me regarder dormir de son poste, sur mon bureau dans ma nouvelle chambre.

Quand j'y suis à nouveau, dans notre ancienne chambre, il m'arrive d'avoir une pensée pour toi. De me demander où t'es rendu, et de me dire que t'es peut-être plus près que je ne le crois. T'as sûrement encore un bon emploi, une copine aussi - tu n'es jamais resté seul bien longtemps pas vrai - une voiture peut-être? Et j'espère que tu n'as plus ces amis que je détestais tant, ceux qui t'avaient laissé à moitié mort un soir de beuverie intense, j'espère plutôt que t'en aies déniché des plus dignes de toi.

Aujourd'hui n'est pas un anniversaire. Je vais juste dormir chez elle ce soir. Et je sais que je penserai à nous, à qui j'étais quand j'étais la femme de ta vie - tu l'as dit trop souvent celle-là, tu dois t'en mordre les doigts, non? - et je pleurerai pour Gustave, qui a passé les mois suivant notre rupture dans la garde-robe de ma soeur, jusqu'à ce que je déménage. Je penserai à tout ça, peut-être. En souriant, me disant que ce n'est peut-être pas une si mauvaise chose que je ne sois plus cette fille. Mais je la garde pas loin, elle m'est précieuse, cette fille.








mercredi, juillet 22, 2009




Ah, voilà. J'ai compris. Je suis une personne normale, mais qui témoigne seulement d'un léger retard moyen, disons d'environ 3 heures, pour décider la prochaine activité qui saura l'occuper. Du temps perdu, de l'angoisse pour rien. Les jours sont beaucoup trop longs pour moi tout d'un coup. Et devant cette impasse, mon alternative favorite: dormir.

Une chance qu'il y a les rêves. Sinon ce serait nul, toute cette réalité à la con. Je surpasse les événements, encore une fois. Et fais semblant qu'il n'y a pas lieu d'en faire de cas. C'est la vie, après tout, qu'on dit. Tout est la vie, après tout. Tu es pris. Vous êtes amis. Elle est enceinte. C'est beaucoup de vie en même temps pour moi qui n'ai rien pour égaler tout ça.

Je reprends goût au soleil. J'avais peut-être peur d'un trop-plein de chaleur.

J'emmerde les gens qui quittent sans se retourner.






samedi, juillet 04, 2009





Mine de rien, c'est l'été. La saison s'est installée sans que je voie sa grande soeur lui céder le pas (et ne me dites pas que c'est qu'on a des températures de merde, à ce que je sache il pleut, l'été. Et en ce qui me concerne, je préfère la pluie d'été à celle d'hiver). Non, c'est plutôt comme si on m'avait coupé les pupilles; je ne vois rien, à l'extérieur. Je ne suis consciente que de mes deux pieds. Et y'en a un d'amoché. Mais je force la note, bien sûr.

J'essaie de trouver des raisons. Et je pratique des rencontres. Il faut expliquer tout, sans ça on ne s'endort pas la nuit. Puis faut savoir se mettre en valeur.


*


- Oui, bonjour, je suis Sylvianne. Peut-être avez-vous entendu dire que je suis folle. Sinon, écoutez bien : « »

Bruit de tonalité. On entend respirer.

Parfois, c'est lorsqu'on a trop d'air qu'on suffoque.


*


J'aimais bien tes salades. Maintenant je fuis les légumes. J'ai forcé ma nuque aujourd'hui, elle m'en veut et me crie douleur. Moi je ne crie pas quand j'ai mal. Je pleure. Y'a des soirées où les chats peuvent se montrer salement ingrats. À moi de ne pas trop leur bourrer le ventre.

Je pense. Je l'aime, ton petit mystère. J'accepte de mourir sans te reparler, si c'est ce qu'il faut.





mardi, juin 30, 2009




Réajustements dans mon comportement de la vie :


  1. Je cesse la poutine Fusée pour au moins un mois. L'entente est conclue avec l'ami, les deux chats nous ont servi de témoins. Décision effective à partir de maintenant. GO!
  2. Je cesse de jouer avec la nuance entre le sous-entendu, la métaphore et ce qui n'est clair que pour moi. Je rêve du jour où l'hermétisme ne définira plus tout ce que je dis.
  3. Je cesse de blasphémer autant que je le fais depuis six ou sept semaines. Ma grand-mère ne serait pas fière de moi, et me dirait probablement "A lady never swears" ou quelque chose du genre.
  4. Je cesse de me déprécier. Paraît que c'est une habitude chez moi, et que ça ne devrait pas.
  5. Je cesse de trop penser, et j'agis. Pour le meilleur ou pour le pire.

lundi, juin 29, 2009








Des fois, j'aimerais bien que tu me dises que tu m'as délibérément mise de côté.

Souvent, je me demande t'es où, je me demande vraiment t'es où.



Oh et puis, fous-moi la paix, connard de souvenir de merde.







dimanche, juin 21, 2009






Il y a des beautés dans ce monde.



Il y a des beautés dans ce monde. Il y a le travail de Jacques Després. Il y a un oiseau qui m'a fait rire tout l'après-midi. Il y a des amis qui en valent la peine.



Il y a des choses vraiment belles dans ce monde. C'est mon humeur du moment.






mardi, juin 16, 2009







Et ça reste.
Un truc comme ça,
qui ne se défend d'aucune façon,
ça reste.
Ça ne s'en va pas.
Ça grille le coeur.








lundi, juin 08, 2009





Je crois que ce qui est si dur, pour moi, avec l'écriture, c'est de continuer à croire en mon histoire. Je me relis, et certains passages me disent que personne n'achètera ce que je raconte. Qu'aucun éditeur ne misera sur mes personnages. Parce qu'on dirait que je m'y prends mal, et que je ne sais pas aller jusqu'au fond des choses que j'ai envie de dire. Et relire et douter m'enlève le goût d'essayer de poursuivre. Ce qui explique sans doute le fait qu'il y avait près de cinq mois que je n'avais pas revisité ce que j'avais créé.

J'avais seize ou dix-sept ans quand je m'étais tracé l'avenir après lequel j'ai couru jusqu'à maintenant. Tout était clair pour moi: je termine mon secondaire, j'étudie un an au Nouveau-Brunswick et après je rapplique au plus sacrant à Québec pour étudier la littérature puis ensuite écrire. J'ai maintenant vingt-quatre ans et, mis à part la certitude d'avoir trouvé ce qu'il me fallait, créativement parlant, à l'intérieur de mes cours de création littéraire, le reste du plan a échoué. Je ne m'étais pas donné d'échéance, alors il n'est pas trop tard. Mais je refuse le bacc, et je ne sais bien pas ce que j'accepterais de gober en un quelconque autre domaine... La librairie m'a ouvert une nouvelle voie, mais elle ne me permet pas de vivre au niveau de mes idées de grandeur et de luxe. Je me bats donc depuis un bout pour demeurer vivante, en santé, et heureuse. Et je gaspille beaucoup trop de forces au passage. J'ai envoyé valser l'amour car je ne sais pas comment m'y prendre et je me tue trop à essayer. Heureusement, l'entourage est assez charmant pour me supporter et m'amener une petite dose d'énergie suffisante jusqu'à la prochaine misère. Ce doit être comme ça que ça marche, et pour tout le monde, j'imagine.

Mais il faut bien que je m'y raccroche, à mon roman. Parce qu'il n'y a plus rien d'autre pour moi.












mercredi, juin 03, 2009





L'entorse s'est transformée en thrombophlébite. Mon mollet et mon pied gauche tournent au rouge, bleu, violet à mesure que le caillot se promène. Il s'est arrêté au genou. On me shoote de l'anticoagulant depuis lundi, j'en ai le ventre couvert d'hématomes. Je devrai prendre des comprimés pour éclaircir mon sang pendant au moins trois mois. Marcher à l'aide de béquilles pour encore un bout. Le temps que la douleur se désinstalle, le temps que mes ligaments se reconstruisent, le temps que la voie soit libre dans mes veines.

J'en ai ma claque que cet Exil ne serve que de bilans de santé. Je pourrais écrire autre chose, mais il n'y a plus de place à grand chose d'autre quand on passe une semaine aux urgences, quand il faut se rendre au CLSC pour des prises de sang, quand on prend des médicaments trois fois par jour, quand on ne peut pas marcher, quand on est déprimé, les nerfs à vif et la dernière once de patience vaporeuse. Il ne me reste qu'à crier: Ode aux gens malades et à tous leurs proches qui les accompagnent dans leurs traitements!

Un jour je reviendrai avec ma bouille habituelle et mes problèmes familiers. Pour l'instant je vais m'allonger dans un bain brûlant et lire. Et éviter de me rappeler que demain, la course aux injections reprend.




lundi, mai 25, 2009





You know when people say that it's only once you lose your health or, let's say, your ability to walk, that you truly realize how lucky you were and all that crap?


Well, it's true.











samedi, mai 23, 2009





Hier, entre un rendez-vous matinal et l'ouverture de la salle d'entraînement, j'ai pique-niqué sous un lilas en fleurs. Mon front a pris de la couleur tandis que je lisais au soleil. Une dame un peu capricieuse m'a demandé de lui arracher quelques tiges, mais pas n'importe lesquelles, seulement les plus fleuries et les plus longues. Après avoir mangé, je me suis étendue et j'ai regardé les nuages construire un semblant de dragon avec une bouche en poisson. Puis je me suis mise à penser à Mary Kate Olsen et me suis demandé si elle se nourrit suffisamment ces temps-ci. Ensuite, un peu au même moment où le ciel me renvoyait un Cookie Monster enragé, je me suis déplacée pour aller faire pomper mon coeur un peu. Faire forcer mes muscles.

C'était avant la chute. Avant l'accident, avant que je ne rate la marche. Et que mon pied se torde d'une façon non-agréable. Rien de grave, une chance. Aucune fracture. Juste des béquilles pour une semaine. Beaucoup de glace, de Tylenol, de «bains de contrastes», peu de déplacements, peu d'entraînement, pas de piscine. Mais ça va, on m'aide. Et on oublie vite le médecin blasé qui m'a vue. Il a été si peu courtois le con, en plus il portait des bas dans ses sandales.

Sinon, je suis à bout de nerfs, semble-t-il. Tout m'agresse. Je suis aussi bête que ma Capicolle avec Ignacio. Et je me suis remise à rêver à des trucs auxquels je crois trop fort une fois éveillée. Je dois faire un bilan et me rappeler que ces choses-là ne se sont pas passées pour vrai. Ça n'arrange en rien mes différends avec la réalité, ça.

Depuis un mois, j'écoute en boucle Fantasies, le dernier album de Metric, qui est magistralement merveilleux. C'est entraînant. Ça nourrit les oreilles et l'esprit.

Et j'ai faim.











lundi, mai 11, 2009





«Ce n'est plus vivre donc

C'est autre chose qu'il faut»

Louise Bouchard



Exactement. C'est autre chose qu'il me faut. Je renie l'absolu, je ne crois pas en la vérité suprême. Je veux mes parties de solutions. Et vos bribes aussi. Pas la réponse au complet. Qu'on me tue si je sais tout. Je (me) donne droit aux erreurs, aux maladresses, parce que je mise sur les détours. Involontairement, inconsciemment, mais j'ai choisi de m'y appuyer. On s'use à force de trop pleurer. Je préfère accepter. Un jour la mise en pratique me sera instinctive.

Je veux me défaire de moi-même. Me défaire hors de moi. Je veux explorer l'hyper-exploration. Le vertige, et courir après mon souffle. Je veux nager, et qu'il fasse beau tout le temps. Je veux savoir ce que mes félins pensent, et voir si je peux planter d'autres graines ailleurs qu'en mon espace. Je veux perdre ce réflexe que j'ai de te chercher partout, et partir pour Boston la tête vide.

Je veux autre chose, ou le même tout transformé.














lundi, avril 27, 2009




Bon, eh bien, j'ai essayé de tourner dans tous les sens le pourquoi de la chose. En fait, je n'ai pas tenté très fort, mais tourner pour moi ces temps-ci est d'un naturel étonnant, parfois même choquant, alors disons que je n'ai pas eu à me forcer. Seulement, j'aurais aimé que les réponses viennent davantage à moi, et plus vite. Je n'aurais pas eu à les tirer ni à me tourmenter. Alors je m'adresse directement à toi, Mike A., puisque tu m'as posé la question. Mais voilà: je ne sais pas. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais même pas pourquoi quoi. J'ignore où j'en suis et où ça me mène, tout ça. Je sais juste que je suis comme ça. On fait quoi après?

Je pourrais foutre le camp. Me réinventer, m'éloigner de certaines gens. Aller voir ailleurs si j'y trouverais le désir. Mais est-ce que loin loin règle vraiment tout? J'ai juste envie de bouger, des fois. D'aller tout droit, sans m'arrêter ni penser, et voir ce que l'horizon m'offrirait. Pour changer de couleurs, pour avoir à marcher tant que mes jambes ne me tiendraient plus. Je partirais entre gars dans la Grande Ville et je ferais tous les coups possibles, même si je sais que je suis une fille. On reviendrait et personne pourrait nous retracer. Mon sexe ne serait qu'un leurre de plus.

À défaut d'en vivre assez, je vais me créer des aventures. C'est ce que j'ai toujours fait, il me semble. Je suis comme ça. Je crois plus en la fiction qu'en la réalité. Je préfère miser sur ce qui ne se peut pas, j'ai l'impression de perdre moins souvent.





lundi, avril 20, 2009

Je rêve d'un cocon.
N'y entrerait pas qui veut.
J'y emmènerais les chats.
Un cocon sécuritaire.
Dans lequel je ne me ferais plus de tracas pour rien.
Tu y serais sûrement, tu y es tout le temps.
Je ne me laverais plus.
Un cocon où on ne se pose pas de questions.
Où on n'a pas à paraître ou à être quoi que ce soit.
Je veux ce cocon.
Juste pour moi, pour ma tranquillité d'esprit.
Un cocon où je pourrais me débarrasser de toi, petit à petit, sans en faire tout un plat.
J'y laisserais tous mes poids.
Dormirais tout le temps.
Un cocon pour moi et mes chats.
Douillet, et tu ne viendrais qu'un peu, pas trop.
Un cocon qui me ferait réveiller sans ma tête.
Je n'attends que ça.
Une enveloppe, douce à l'intérieur, épineuse à l'extérieur.
Un cocon pour vous faire fuir.
Je renie le dehors.
Je veux l'assurance de ne plus avoir à affronter quelqu'un d'autre.
Je rêve d'un cocon.
D'un si doux cocon.




vendredi, avril 17, 2009



J'ai été taggée par Sophie, et étant donné que le petit questionnaire porte sur les livres et qu'il ne semble pas trop long à répondre, j'accepte de m'y soumettre!
À vous d'en profiter!


1. Plutôt corne ou marque-page ?

Marque-page, définitivement. De la Librairie Vaugeois, préférablement. Comme dirait MHV, ils sont du bon format, pas trop long donc ils ne dépassent pas du livre. En plus, ça nous fait de la pub, et ils ont une jolie couleur.

2. Un livre en cadeau ?

Ça m'arrive d'en recevoir, mais beaucoup plus d'en donner dernièrement, en fait depuis que je travaille en librairie. Le dernier livre reçu était je crois Un barrage contre le Pacifique, de Marguerite Duras, offert par MHV et Mme Vaugeois. Le dernier offert était L'homme licorne, d'un auteur dont je ne me souviens plus du nom, et je l'ai donné à mes marraine et parrain.

3. Lis-tu dans ton bain?

Bien sûr! Et non, je n'échappe pas le livre dans l'eau, seulement le signet à l'occasion...

4. As-tu déjà pensé à écrire un livre?

Depuis que j'ai environ 15 ans, oui. Et j'en ai un d'écrit, il est presque complété. J'ai pris congé pour un temps. Je m'y replonge sous peu, Thomas et Sophie m'attendent. En espérant être publiée un jour...

5. Que penses-tu des séries de plusieurs tomes?

Je trouve qu'il y en a trop, et qu'il y a trop de tomes. Au-delà d'une suite ou d'une trilogie, je n'adhère pas. Voilà, c'est dit.

6. As-tu un livre culte ?

Pas encore, je crois. Ou bien je n'y pense pas dans le moment... Ce qui serait signe que ce n'est pas vraiment mon livre culte. Il y a des livres que j'ai beaucoup beaucoup aimés, par contre. L'amant de la Chine du nord, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (je sais, c'est un tome I d'une trilogie, on en revient!), Doggy bag I et II (merde, une autre série! Il y a des exceptions, hen...), Zéro tués, Ensemble, c'est tout, Un long dimanche de fiançailles, Parfum de poussière, Soudain le minotaure, Le monde selon Garp... Et j'arrête ici.

7. Aimes-tu relire?

Oui, mais je préfère me consacrer à des oeuvres que je ne connais pas encore. Il y en a tellement, et tant d'auteurs à découvrir... S'il y a une raison pour laquelle la vie est trop courte, c'est bien celle-là. On n'a pas le temps de tout lire.

8. Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimés?

J'aime bien les voir, les écouter parler en entrevue ou autres, mais je n'ai rien à leur dire de brillant ou d'intéressant. Ça m'intimide, j'imagine, et de toute façon je suis gênée devant de nouvelles personnes, alors imaginez si en plus j'aime ce qu'ils font et je les trouve eux brillants et intéressants. J'en perds mes mots.

9. Aimes-tu parler de tes lectures ?

Oui et non. J'aime les discussions, écouter, mais moins y participer, à moins qu'une idée forte ne me vienne. Encore une fois, je perds mes mots quand vient le temps de discuter de littérature (oui, j'étais étudiante en littérature). En fait, dans bien des sphères de la vie, je préfère écrire plutôt que parler. Mes opinions n'en sont que plus sensées. Ça a pris du temps avant que je puisse conseiller un peu convenablement les clients à la librairie parce que je n'arrivais pas à parler des livres de façon correcte. Écrire des commentaires de lecture qu'on mets sur les livres à la librairie ou bien rédiger une «craque» pour Le Libraire, c'est plus dans mes cordes!

10. Comment choisis-tu tes livres ?

Le titre, la couverture, la quatrième de couverture, l'auteur, le thème/sujet et les suggestions d'autrui sont ce qui me font trancher.

11. Une lecture inavouable?

Euh, People.com? Ok, c'est pas un livre, mais je le parcours en magazine aussi quand il est à ma portée. Et puis si je le dis, c'est que cette lecture devient avouable? Quelle question piège!

12. Des endroits préférés pour lire?

Mon lit, mon bain, le Parc Victoria, le fauteuil dans le den chez mes parents. Ou leur divan, tiens, il est confortable aussi.

13. Un livre idéal pour toi serait ?

Ouff... inexistant? Ma notion d'idéal est très pessimiste. Mais j'imagine que ce serait un livre qui brillerait autant par la forme que le contenu, et qui ne serait ni trop long ni trop court.

14. Lire par-dessus l’épaule ?

Tout le temps! Dans l'autobus, en tout cas. Mais je jette un coup d'oeil, voir de quel livre il s'agit, je ne lis pas nécessairement avec l'étranger concerné.

15. Télé, jeux vidéos ou livre ?

LivreSSSS, bout de bâtard! Si jeux vidéos il y a à avoir, le Nintendo originel. Mais en petites doses, chez ma soeur.

16. Lire et manger ?

Oui, en dînant dans la cuisine du Septentrion. Lire le Voir ou Le Libraire en mangeant se fait très bien aussi.

17. Lecture en musique, en silence, peu importe ?

Peu importe. Les deux. Certaines musiques se prêtent bien à certains livres. Et le silence est dû à d'autres. Tout est question d'ambiance.

18. Lire un livre électronique ?

Non, merci. Peut-être qu'un jour on me convaincra.

19. Le livre vous tombe des mains : aller jusqu’au bout ou pas ?

Si on m'a dit beaucoup de bien de ce livre qui, à prime abord, ne me plaît pas, je peux continuer. Si c'est un choix personnel et qu'il semble n'y avoir aucun espoir d'amélioration, j'abandonne.

20. Qu’arrive t-il à la page 100?

Attendez, je vais voir... Je n'y suis pas rendue! Mais j'y arrive, alors vous le saurez plus tard. Ou pas.

21. Un livre que tu donnerais à ton pire ennemi?

Le truc que chose a écrit dans lequel aucun mot n'est répété deux fois. Je ne me souviens plus du titre, mais on l'a eu en consignation...


Voilà, je l'ai fait! Je transmets la (le?) tag à Éric (me lit-il? Hahaha il ne le saura jamais qu'il a été taggé!), Pierre-Luc, Caroline (bon, c'est un blog de voyage, mais peut-être voudras-tu t'y prêter), Martin, et Manu (blog de photos... mais tu lis aussi, que je sache! T'es dû pour un update, de toute façon, hihi). Amusez-vous (ou pas, c'est à votre discrétion, il n'y a aucune obligation)!






mardi, avril 14, 2009




Ma peau est chaude. Ma peau est chaude. Ma peau est chaude, très chaude. Je m'extirpe de mon bain brûlant, plus brûlant que le précédent, celui-là trop chaud pour moi. Ma peau est chaude; de chacun de mes pores s'échappe une petite fumée dansante, un filet d'air blanc né du contact entre la fraicheur ambiante et la chaleur de ma peau. Je sors de cette eau presque bouillante en tremblant, mes genoux ne supportent pas mon poids endormi par les vapeurs qui règnent dans la pièce étroite. J'aimerais plutôt me laisser tomber et m'assoupir, enrobée de mousse. Demander aux bulles de me raconter leurs rêves, de me bercer et me garder au chaud. Je profite quand même de l'atmosphère qui tourne au frisquet lorsque j'entrouvre la porte, remarque la moiteur que cela donne à mes membres. Je songe à de l'eau glacée coulant dans ma gorge, au contraste de cette brûlure et celle du bain moussant. Puis je ne résiste plus, je m'étends à nouveau dans la baignoire, j'y replonge. Il est trop tôt pour quitter ce spa maison.




mardi, avril 07, 2009





«Les années trente ne reviendront jamais, mais ses chaussures étaient trempées de rosée.»

«Sur le paradis» de Richard Brautigan, dans
La pêche à la truite en Amérique
suivi de Sucre de pastèque, p. 80, 10-18.




J'aime. J'aime ce genre de phrases aux deux propositions qui n'ont aucun lien apparent entre elles. Et j'aime Richard Brautigan. Son oeuvre, oui j'aime.




dimanche, mars 29, 2009




La peau.

Quand j'y pense, je me demande pourquoi on n'a pas créé quelque chose de plus résistant pour affronter tout ce qui fait défaut dans la nature. Comme le feu, le froid, l'acier, le soleil, le roc. Parce que le Destin le savait bien, lui (oui, celui avec un grand D), qu'un jour, la peau aurait à nous protéger de tous ces vilains. Qu'ils viendraient tous, un à la fois, brûler, déchirer ou sécher notre enveloppe.

Mais ça c'est si on croit à notre pote le Destin. Je ne veux pas y croire. Je préfère ne pas y croire.











mercredi, mars 25, 2009



Ce 25 mars 2009, j'ai vu...

  1. Une dame assise sur la terrasse du Bagel à se faire bronzer le décolleté.
  2. Jacques Poulin, pour la troisième fois en trois semaines, donc plus souvent que ma propre mère (ou presque).
  3. Pierre-Luc dans l'autobus, ce matin en allant travailler.
  4. Mon chat.
  5. Des épisodes de Full House en compagnie de l'ami.

Ce fut donc une bonne journée.





jeudi, mars 19, 2009

Je ne suis pas patiente. Et je ne suis pas quelqu'un d'un optimisme naturel. Alors c'est long, cette guérison, cette remise sur pieds. On m'a dit par deux fois aujourd'hui que je devais m'activer pour retrouver l'énergie que je n'ai plus. Ce sont elles les professionnelles de la chose, je vais donc miser sur ces deux personnes qui «font leur job» en me conseillant ainsi et qui semblent pleines de bonnes intentions.

Je ne sais pas doser. Je vais peut-être me mettre à en faire trop, question de m'activer. Reviendra l'épuisement. Puis le découragement dû à cette fatigue extrême, qui enclenche en lui-même une baisse d'énergie. Et c'est à ce moment qu'on se tire les cheveux, qu'on s'arrache les poils, qu'on se creuse la peau puis qu'on désespère. Jusqu'à ce qu'on prenne un répit, qu'on nous dise de souffler. Et après un temps on nous suggère d'essayer à nouveau. C'est un cercle vicieux, tout ça.

C'est ma façon de voir les choses. Peut-être aurez-vous d'autres solutions à me balancer à la figure. Mais je vous l'ai dit: je suis impatiente, pessimiste et incapable de mesurer ou de faire la part des choses.

Je tente tout de même. Tente fort de m'activer.